dimanche 24 avril 2011

Délicieux désir.

Tu fais quelque chose d'ordinaire, comme si de rien n'était. En vérité tu attends. Tu attends parce que tu regardes ton portable toutes les cinq minutes pour voir s'il te donne des nouvelles. Tu t'occupes et te persuade que tu t'en fous, puis tu lèves la tête et jette un coup d'oeil sur le côté, comme si tu te cachais de toi-même. Puis l'écran s'allume. Une montée de flamme d'un délicieux désir se forme de l'estomac jusqu'à la gorge. Ce n'est pas lui, ton sourire s'en va aussi vite que cet agréable mal de ventre. Presque énervée tu jetes ton portable sur ton lit et reprends tes occupations inintéressantes en soi. Tu penses un peu trop mais ce rictus ne te quitte pas parce que tu te sens débile de t'énerver pour ça et puis, il ne peut pas savoir que toi, de ton côté, tu attends. De nouveau l'écran s'allume et l'incontrôlable mal de ventre aussi. De façon qui se veut nonchalante, tu tournes la tête vers ton portable et lis son prénom. Cette brûlure au fond du ventre monte en puissance et t'empêche de refouler ce sourire de contentement. Le message s'affiche et tu lis, que tu ne dois pas décrocher. L'idée te plait mais tu ne sais pas à quoi t'attendre. Il t'appelle, tu refuses l'appelles et tu attends, encore. Message du répondeur, il a laissé un message sur ta boite vocale. Tu le sauvegardes, juste au cas où.