mardi 27 octobre 2009

Ancre humaine.


Ca ne se contrôle malheureusement pas. Je vous jure que si j'avais le choix, je ne serais pas comme ça. Mais je le suis. Je ne sais pas faire autrement que m'attacher à quelqu'un, en l'occurrence à des garçons, et de m'y attacher si fort que quand je veux lâcher, j'ai peur et ça me fait mal. Alors je me lance à la recherche d'un autre port d'attache, sans lâcher l'autre pendant ce temps. Parce que si mon âme vagabonde seule, elle se perd et je sais pas ce qu'elle deviendrait, toute seule. Ça me fait tellement peur que je me refuse de me retrouver toute seule, même si l'autre ne fait pas forcément attention à moi. C'est peut-être une attitude puérile, je m'en rends compte et trouve ça stupide aussi. Mais, j'arrive pas autrement. Ça doit être l'un de mes pires cauchemars d'être seule. Dans un couloir bondé de personnes qui ne m'adressent pas un seul regard, ils passent tous à travers moi, je suis invisible, inexistante. Ils se fichent tous éperdument de ma personne. Je veux mourir. Alors si un jour je vous dis que je me fous que les gens m'aiment, vous saurez que je mens.

dimanche 9 août 2009

Nier.

C'est facile de dire non, de ne pas vouloir admettre les vérités qui nous envahissent. On a tous un jour nier, alors qu'au fond, on savait pertinemment que c'était oui qu'il fallait dire. Mais c'est dur. Parfois on dit non, juste par facilité, pour ne pas faire mal à autrui. Parfois, c'est plutôt parce que c'est difficile d'ouvrir les yeux. On ne veut pas et alors, on refuse de dire oui, parce que pour nous, c'est non. Nier, c'est se mentir à soi-même plus qu'aux autres. Non, c'est juste un ami. Bien sûr que je l'aime encore. Mais non, pourquoi serais-je jalouse ? Si... je savais qu'il l'avait trompé.
C'est pas beau de mentir dit-on aux enfants, alors pourquoi n'est-ce pas facile de dire la vérité quand il le faudrait ? J'aurais aimé dire un jour "je n'ai jamais menti de ma vie", pourtant je ne peux déjà plus compter mes mensonges. Certains sont bénins et n'ont aucune espèce d'importances. Pour d'autres, je me dis que c'était mieux ainsi, il ou elle aurait trop souffert ou serait passé à côté de quelques choses. Parfois, je n'aurais jamais été capable de dire la vérité. J'aimerais prendre pour résolution de ne plus mentir, mais je le sais, j'en serais incapable. Quelle vie.

vendredi 10 juillet 2009

Photography

Les mots c'est bien, les images c'est cool aussi.

Cookie fait sa photographe.

Insomnie à tendance meurtrière.



En cette nuit qui s'annonçait bonne, j'ai assisté à la défonce suivie d'une mort abominable d'une mouche, coincée dans ma chambre.

J'étais blottie sous ma couette, la face contre mes oreillers en rêvant tendrement d'une chose certainement agréable dont je ne me souviens plus à l'heure qu'il est quand, elle s'est mise à agoniser bruyamment. J'ai ouvert les yeux, guettant ce cri de détresse qui m'avait sorti de mes douces rêveries. Elle a remis ça mais ensuite plus rien, alors j'ai refermé les yeux endormis après quelques minutes pensant qu'elle s'était elle aussi endormie. Mais elle s'est mise à se manifester, en faisant des bruits étranges et plutôt inquiétants. Je me suis levée en sursaut et j'ai tendu la main derrière moi pour allumer ma lampe de chevet. Elle était là, devant moi, posée sur mon mur, rampant contre le papier-peint. Je n'avais plus aucun doute, elle était totalement défoncée au Pyrel. Non vous ne vous trompez pas, c'est bien ce produit qui est censé la tuer. Alors, prise par le sommeil, j'ai attrapé une chaussette qui trainée sur le sol et j'ai voulu tuer cette petite bête volante mais je n'ai pas eu le courage. Ça aurait fait une trace sur mon mur... Alors j'ai donné un coup pour la faire s'en aller et elle s'est mise à voler en rond dans ma chambre, à se prendre mon bureau, la fenêtre, mon lit, le sol même. J'ai alors déplacé ma prise Pyrel près d'elle pour qu'elle puisse agoniser dans le plaisir de sa drogue mais rien n'y a fait, elle volait toujours tel une femme en furie. Je l'ai alors observée pendant un moment, elle était réellement dans un sale état et elle avait décidé de ne pas me laisser dormir. J'ai donc ouvert ma porte en grand, pour lui faire comprendre qu'elle devait s'en aller. Mais ça ne l'a pas décidé, elle ne voulait sûrement pas rester seule. Alors, j'ai éteinds la lumière et j'ai senti qu'elle s'était posée, prise par des sanglots et elle succombait enfin. J'ai reposé ma tête sur mon oreiller et, l'entendant hurler à la mort dans un fond sonore qui devenait flou, je me suis endormie. Pour être réveillée à 6h30 par des travaux qui faisaient trembler toute ma chambre. Cette fois, au lieu de comprendre, j'ai préféré fuir et me rendormir dans le lit de mes parents, épuisée de cette folle nuit.

mardi 30 juin 2009

Idéalises-moi tout.


Ces nuages gris/noirs/marrons de pollutions sont profondément moches. Qu'est-ce qu'ils foutent là dans ce ciel bleu qui ne portait aucun nuage à la base ? Dites-moi, c'est quand que arrêtera cette connerie humaine ? Il est peut-être temps de réagir mesdames, mesdemoiselles et messieurs. Ouais, je pousse ma petite gueulante, je me la joue écolo. Ouais, vous ferez mieux de suivre le mouvement. La Terre croule et là, tout se complique. On fait quoi après ?
Et si on cherchait une nouvelle planète où loger ? Je n'inventerais pas l'argent ou un moyen moins sujet à autant de différences sociales. Oui bien sûr qu'il en faut, il faut de tout pour faire un monde. Après tout je sais pas, qu'est-ce que ça changerait qu'on soit tous au même niveau ? Oh et je légaliserais certaines choses. A vous d'être imaginatif. Chacun son truc, n'est-ce pas ?
J'allais dire qu'il faudrait qu'on ai tous la même langue, pour que tous se comprenne mais j'aime tellement découvrir d'autres langues, d'autres pays avec d'autres traditions. Alors je retire cette idée là. On ne pourrait pas retrouver cette magie qu'il y a, quand on ne se comprend pas par les mots, mais au fond, en a t-on réellement besoin quand on se comprend par le regard, les gestes ? Oh Cookie, reviens sur terre. On changerait peut-être certaines lois des sentiments. Pour que ça fasse un peu moins mal, pour pas qu'on tombe dans des crevasses si étroites qu'on peine à en ressortir. Oui, mais ça fait parti de la vie de souffrir par amour, par amitié ou par je ne sais quel autre sentiment.

Mmh... On ne pourra quand même rien changer à tout ça. Mais parfois, c'est bon de rêver "d'un monde meilleur". Ah... ! Je suis une éternelle rêveuse.


Photo : Cochon, mon plus fidèle ami.

samedi 23 mai 2009

Exprime toi !

Mais oui parles, tu sais qu'il n'y a que ça qui te libère. Oh je t'en prie, cesse de faire la forte tête. Tu n'es pas quelqu'un de fort, tu es sensible. Non tu n'es pas faible, tu es simplement un être humain. Arrête de te croire supérieur à tous ces sentiments qui t'assènent. Ouvre les yeux, ouvre tes yeux sur ce monde. Oui il n'est pas parfait, et alors ? Connais-tu quelque chose qui le soit ? Mais tu rêves ! Rien n'est parfait, sinon à quoi servirait tout ça ? Dis le moi ! Non non, je ne suis pas pessimiste. Je suis réaliste. Oui je fais semblant !! Laisse-moi croire à ce que je dis le temps d'un instant. Oui c'est moi qui ai besoin de parler, oui mais moi, je ne joue pas un rôle. Enfin.. je crois.

lundi 9 février 2009

Ce n'est qu'une passade.

Depuis vendredi soir, je vais bien. Et j'enfourne dans ma tête l'idée qu'il a quitté mon esprit et j'en suis heureuse. Mais apparemment, c'est n'est pas bien ancré dans mon crâne. Et loin de l'être même. Il a fallu d'un peu de fatigue et de le voir, un sourire mal tourné et voilà, c'est reparti de plein fouet. Nous sommes lundi soir, et mes espoirs sont repartis. Merde, j'y avais cru dur comme fer à cet oubli.


Ce matin j'étais très fatiguée, il est monté dans mon bus, il s'est assit à coté de moi, il m'a dit bonjour, mais on a pas parlé, j'en avais pas envie. Puis voilà , j'ai passé une bonne journée puis à 17h, il pleuvait à verse, ils étaient main dans la main, et j'ai commencé à perdre le sourire, ça me prenait les tripes, c'était horrible comme sentiment : pure jalousie. Après j'ai parlé avec Sophie, j'essayais de pas y penser mais dès que je me retournais, ils s'embrassaient, elle était dans ses bras. Je suis monté dans le bus par la première porte et il m'a arrêté au niveau de la deuxième porte pour me dire qu'il avait oublié ce que je lui avais demandé d'amener, la feuille que j'avais écris sur lui. Je l'ai fixé pendant quelques secondes et je suis repartie, sans dire un mot. Je me suis assise puis j'ai mis mon casque sur les oreilles, les yeux fixés sur les gouttes qui coulaient sur la fenêtre. Puis au bout de 10-15 minutes , il s'est assis dos à moi et j'me suis rendu compte qu'il y avait une fille avec lui, et, je me suis retourné et elle était dans ses bras. Elle a prit le bus pour rester dans ses bras. A son arrêt de bus à lui, malgré la musique sur les oreilles, je les ai entendu s'embrasser. Comme un son qui résonnait, qui avait coupé toute musique pour me le faire entendre : "Hého Cookie, écoute ça !". Et elle est resté dans le bus, je n'ai même pas vu à quel arrêt elle est descendu. Et moi, quand je suis descendu, il pleuvait encore plus fort et je sentais que c'était pas que de la pluie qui me coulait sur les joues...

mardi 3 février 2009

Kurt.

Juste avant de m'endormir, quand je m'emmerde vraiment je ... m'allonge et cogite un moment jusqu'à sombrer dans un état semi-conscience hypnotique, que certains appellent le rêve éveillé, d'autres planer. J'ai l'impression de ne pas être là et ça n'a aucune importance parce que j'en ai marre de me trouver dans des situations et des conversations ennuyeuses, chaque jour ressemble à un sitcom de base, certaines appellent ça la pensée mais quand je suis dans cet état d'esprit particulier j'oublie de peser et tout devient pure observation. Je perçois des choses de façon aigüe, si par exemple je me concentre assez, je peux voir des petites traces de résidus transparents dans le coin externe de mes yeux (ou alors c'est une conjonctivite). Je peux les suivre tandis que mon regard descend, c'est comme regarder un film avec des amibes ou de la gelée, comme observer du plancton au microscope. Et si je ferme les yeux et regarde en direction du soleil le flamboiement orange vif dessine le tracé intense des cellules sanguines, ou ce que j'imagine être des cellules sanguines. Elles bougent très rapidement et une fois de plus, je ne tiens pas longtemps avant que mes yeux ne se fatiguent et je dois détourner le regard du soleil vers l'oreiller et me frotter les paupières très fort et là je vois des petites sphères de lumière étincelante - certains appellent ça des étoiles - qui ne durent qu'une seconde puis j'ouvre à nouveau mes yeux mouillés de larmes à cause du frottement et regarde le ciel loin du soleil et oublie tous ces putains de petits trucs tordus à la con s'agitant au coin de mes yeux ou la vision en gros plans des cellules sanguines sous mes paupières et je regarde le ciel tout entier et je n'essaie même pas mais je vois se dessiner dans les nuages toutes sortes de visages, objets, statues et je peux faire la même chose avec les panneaux de bois qui recouvrent mes murs.
Une fois j'ai vu Jésus sur une carapace de tortue.

"Kurt Cobain, Journal." Traduit de l'américain par Laurence Romance.