dimanche 24 avril 2011

Délicieux désir.

Tu fais quelque chose d'ordinaire, comme si de rien n'était. En vérité tu attends. Tu attends parce que tu regardes ton portable toutes les cinq minutes pour voir s'il te donne des nouvelles. Tu t'occupes et te persuade que tu t'en fous, puis tu lèves la tête et jette un coup d'oeil sur le côté, comme si tu te cachais de toi-même. Puis l'écran s'allume. Une montée de flamme d'un délicieux désir se forme de l'estomac jusqu'à la gorge. Ce n'est pas lui, ton sourire s'en va aussi vite que cet agréable mal de ventre. Presque énervée tu jetes ton portable sur ton lit et reprends tes occupations inintéressantes en soi. Tu penses un peu trop mais ce rictus ne te quitte pas parce que tu te sens débile de t'énerver pour ça et puis, il ne peut pas savoir que toi, de ton côté, tu attends. De nouveau l'écran s'allume et l'incontrôlable mal de ventre aussi. De façon qui se veut nonchalante, tu tournes la tête vers ton portable et lis son prénom. Cette brûlure au fond du ventre monte en puissance et t'empêche de refouler ce sourire de contentement. Le message s'affiche et tu lis, que tu ne dois pas décrocher. L'idée te plait mais tu ne sais pas à quoi t'attendre. Il t'appelle, tu refuses l'appelles et tu attends, encore. Message du répondeur, il a laissé un message sur ta boite vocale. Tu le sauvegardes, juste au cas où.

samedi 4 décembre 2010

Deception.

On y croyait dur comme fer moi et mon petit coeur, puis on est tombé du centième étage, au moins. Mon petit coeur a un trou béant quelque part en lui, il a mal, très mal. Mais des choses l'ont changés. La chute est pansée minablement, mais pansée quand même. Il se passe des choses dans la vie, des voyages et des rencontres, qui font que le temps d'un instant, d'une semaine, tout s'oublie et on se sent revivre, une bouffée d'air frais qui te fait aller mieux, beaucoup mieux. Puis tu redescends de ton petit nuage et tu te reprends tout en pleine gueule. Là tu te dis que le temps d'une semaine, tu as réussi à zapper toutes ces choses qui t'empêchait de continuer à vivre dans la normalité des choses et que tu sauras le faire plus longtemps encore. Le pansement se veut plus épais et plus solide, et quand on veut on peut. J'y crois et je ferais tout pour que cela fonctionne. Quitte à m'accrocher à quelqu'un d'autre pour reprendre le cercle vicieux.

jeudi 28 octobre 2010

Il.

On m'a souvent dit que l'amour allait se pointer au moment où j'allais m'y attendre le moins, et ça me faisait bien rire. C'est vrai, dans ces moments là, t'es vraiment déprimé et tous te rabâche que si tu continues à attendre bien sagement le prince charmant, il ne viendra jamais. N'importe quoi. Pourtant je crois que je dois m'y résigner. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit lui, ni que j'allais le rencontrer là et à cet instant. Je ne m'y attendais pas, et il est arrivé.
Aussi, j'avais une certaine irritabilité quand je voyais ces couples se coller sans arrêt, se dire des choses niaises à l'oreille et ces filles qui parlaient de leur petits copains comme les mecs les plus fabuleux sur Terre. J'ai bien peur de faire partie désormais de tout ce qui me donnait la migraine avant. Je comprends maintenant beaucoup de choses. Oui ça m'exaspérait ces filles qui se rongeait les sangs parce qu'elles n'allaient pas voir leur copain pendant deux semaines... Ca fait quelques jours que je ne l'ai pas vu et je commence sérieusement à être détraquée. Quand il est là, je peux pas m'empêcher d'avoir un contact à lui, d'avoir un sourire débile incrusté au visage, d'avoir les yeux qui brillent. Aah l'amour, ça change les gens ! Je pense que c'est pas trop grave à mon stade, parce que je reste consciente de ma bêtise amoureuse et que je le vis plutôt bien. Je suis heureuse, c'est vrai. Même que je pense que je n'arrive pas à le cacher, je n'ai aucune envie de le cacher en vérité. J'ai le sourire, et ce grâce à un garçon, oui.

samedi 28 août 2010

Bonheur

La définition du mot bonheur est souvent liée à l'amour. Je n'suis pas d'accord, enfin pas totalement. Alors bien sûr que sans amour, le bonheur n'est peut-être pas total. Mais si tu le veux vraiment, si tu cesses de te prendre la tête pour des choses aussi futiles, ouais tu peux être heureux. Pour beaucoup, heureux est un mot qu'ils prétendent inaccessible, mais je persiste à dire que quand on veut, on peut. Non sincèrement, ça n'est pas qu'un vieux proverbe. Certes il m'a fallu un certain temps pour avoir un optimisme pareil et même s'il n'est pas tout à fait crédible, moi j'essaie d'y croire un maximum parce que de toute façon, ça vous apporte quoi d'être pessimiste ? De toujours croire que ce que l'on souhaite est impossible ? Rien. Alors autant se faire croire que tout va bien. Parfois j'pense que ça peut qu'être bénéfique de se mentir un peu sur ce genre de chose.
Alors pour en revenir à l'amour et cette grande illusion que l'ont a pu construire tout autour de se sentiment, je suis persuadée que l'amitié peut vous suffire amplement. Prends de l'amour seulement les choses dont tu as réellement besoin, un peu d'attention et d'affection. Le reste on verra plus tard.

dimanche 27 juin 2010

Tortue.

J'admire ces personnes qui réussissent à ne rien montrer, tout garder en eux et sourire en tous cas. Toi tu t'en prends plein la tête, et t'arrives pas à t'empêcher de te métamorphoser en larve et ne plus réussir à faire quoi que ce soit sans penser à ce qui te mine. Alors t'essaies d'en parler mais personne te dit ce que tu veux entendre, la personne que tu veux entendre parler, ne parle plus. Là c'est le drame, tu t'apitoies sur ton sort, verses quelques ou plusieurs larmes et tu plonge la tête dans l'eau jusqu'à ce que tu ne peux plus respirer. Quand tu remontes, tu craques et c'est parti pour quelques heures de sanglots et pensées mauvaises pour ton esprit. Ces gens là eux, ils y arrivent. Ils s'en prennent plein la tronche, mais ça rebondit. A croire que plus rien ne leur fait mal. La carapace qu'ils ont su se forger est si épaisse et dure, que la douleur ne la traverse pas. Puis ces gens savent ne pas s'attacher et se ne sont pas des cœurs d'artichaut eux.
Je crois qu'à force, ta bulle prend une tout autre forme. Elle a tellement subit d'impact qu'elle se fortifie et plus rien ne la perce. Je deviendrai une tortue s'il le faut.

samedi 20 mars 2010

Le cycle de la vie.

C'est un cycle, un processus qui se répète jusqu'à ce que la pièce manquante s'ajoute au puzzle. Tu rencontres, apprends à connaitre, t'y attaches, t'accroches, aimes, te passionnes et PAF!, c'est terminé sans que t'ai le temps de t'en rendre compte. Alors tu te remets en cause, tu doutes, tu pleures, t'en veux et tu rencontres à nouveau. Quelque part c'est un cercle vicieux. Alors la fois d'après, il a les doutes et les questions qui s'amènent, tu sais celles qui arrives en courant, par milliers, tous aussi insupportable les une que les autres. Au point que tu te dises que c'est peut-être plus simple d'oublier, de passer à autre chose. Mais est-ce que c'est la simplicité qui nous fait frissonner ? Non, et c'est pourtant ce que l'on recherche, le frisson. Alors tu fais face aux questions et tu fais tout ce qui est en ton pouvoir pour que ça fonctionne. Et à chaque nouveau cycle que tu entames, tu te souviens de certaines erreurs que tu avais pu commettre dans le passé et tu te mets des barrières et là ça change la donne. Au fond chaque nouveau cycle n'est que la continuité du précédent. C'est là que l'on nous dit que c'est en faisant des erreurs qu'on se contruit, qu'on apprend, qu'on évolue. Et ouais, va falloir t'y faire.

mercredi 17 mars 2010

Remake.

Il y a des gens, qui ont la patience d'attendre durant ce qui me parait des siècles. J'en suis incapable. Je ne tiens pas en place, fais des aller-retour et finit par hurler d'impatience. J'avais pensé être patiente avant, mais faut bien regarder la réalité en face, je ne le suis pas. C'est-à-dire que si, je peux l'être, avec les enfants par exemple. Mais par amour, je suis pressée. Je prends racine à force d'être là à attendre ce maudit train, j'ai peur de prendre le mauvais ou pire, de le rater et qu'il repasse plus jamais. Vous imaginez cette gare ? Elle doit être immense, il doit avoir des trains avec des milliers de wagon. Je vois bien certaines personnes monter, le sourire aux lèvres, le coeur au bord de l'explosion, tous niais ! Niais d'amour.

Il passe et s'arrête, t'observe tous les wagons et par la fenêtre du troisième là, y'a cette lueur, qui ressort parmi les autres têtes. Alors tu montes dedans et finalement, cette lueur s'éloigne au plus tu t'en approches, il n'est pas temps encore. Mais pourquoi patienter ? Où est l'intêret d'attendre quand on peut prendre son pied maintenant ? Reviens...